DALI, BACON ET LES MÉTAMORPHOSES ÉROTIQUES

Dali et Bacon ne sont pas simplement des géants du XXème siècle, ils se nourrissent des sources du classicisme, Velasquez (pour le portrait du pape Innocent X et son rang au panthéon dalinien ) et des métamorphoses surréalistes (notamment le Chien Andalou). L’Exposition Internationale du Surréalisme de 1936 aurait pu accueillir les deux artistes sur les mêmes murs. Mais Bacon est refusé par André Breton, qui quelques années plus tard évincera Salvador Dali du mouvement. S’ils prennent des chemins différents, tous deux seront mus par leurs relations sentimentales et la littérature. En parallèle de l’exposition rétrospective des vingt dernières années de Bacon à Beaubourg, c’est cette confrontation artistique que Dali Paris propose d’envisager.

trou de serrure

Pour cette confrontation, Dali Paris a souhaité s’appuyer sur le pilier des deux artistes : leur partenaire – Gala pour l’un, John Edward pour l’autre. Si la rencontre avec Gala constitue un bouleversement majeur, elle révèle Dali à lui-même en tant qu’être sexué, artiste, homme. De l’amour courtois à l’amour sadique, Dali explore l’érotisme de toute la richesse de son art. Bacon quant à lui, homosexuel revendiqué dès le plus jeune âge, est dans l’exploration viscérale de sa sexualité. Ainsi la représentation qu’il en fait est moins frontale mais non moins pénétrante. Dali Paris regarde par un trou de serrure pour s’attarder sur deux œuvres spécifiques : la pièce centrale du triptyque Août (F. Bacon, 1972) et Marianne et le Chevalier (S. Dali, 1969).

 

Espace Dali Paris, 11 Rue PoulbotParis 75018.  Jusqu’au 1er décembre 2019, tous les jours de 10h00 à 18h30.

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